Drame de Strépy-Bracquegnies : un accompagnement renforcé des victimes durant et après le procès

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, sur proposition de la ministre des Maisons de Justice, Valérie Lescrenier, l’octroi d’une subvention globale de 160.984 euros à trois services d’aide aux victimes mobilisés dans le cadre du procès lié au drame de Strépy-Bracquegnies.Ce financement couvre les actions déployées depuis le début du procès et permet aussi de poursuivre l’accompagnement dans les mois qui suivent.

Un moment particulièrement éprouvant pour les victimes et leurs proches

Plus de quatre ans après les événements du 20 mars 2022, les victimes, leurs proches et toute une région restent profondément marqués par le drame. Le procès très éprouvant, qui s’est achevé le 17 juin, a constitué une étape judiciaire importante mais difficilement soutenable pour les victimes.

Les audiences, les témoignages, le rappel des faits et le prononcé du verdict ont pu raviver les traumatismes. Pour certaines personnes, les besoins de soutien peuvent également apparaître ou s’intensifier une fois le procès terminé, lorsque l’attention médiatique et les dispositifs directement liés aux audiences diminuent.

Le plan de suivi psychosocial lié à cette urgence collective avait donc été réactivé afin que les victimes et leurs proches puissent bénéficier d’une soutien professionnel avant, pendant et après le procès.

Un accompagnement au-delà des audiences

Les moyens accordés à l’ORS Espace Libre, à l’ASBL Résilience et au Centre d’aide aux victimes de la Ville de Charleroi soutiennent les permanences organisées pendant les audiences, les accompagnements psychologiques, les groupes de parole ainsi que les suivis individuels, au sein des services ou à domicile.

Les premiers éléments disponibles témoignent déjà de la mobilisation importante des équipes. Le Centre d’aide aux victimes de Charleroi a notamment assuré huit permanences, représentant 155 heures de présence. L’ORS Espace Libre a été présent durant quatorze journées du procès, avec deux à trois intervenants mobilisés lors de certaines audiences. Résilience a, de son côté, assuré plusieurs accompagnements psychologiques et sociaux. Ces chiffres ne reflètent qu’une partie du travail réalisé, qui comprend la coordination entre ces trois services complémentaires dans leurs missions, la préparation des interventions, les supervisions professionnelles et la mise à disposition permanente des équipes.

« Le verdict marque la fin d’une étape judiciaire, mais certainement pas la fin du chemin pour les victimes et leurs proches. Le procès a certainement réouvert des blessures et son achèvement laissé place à d’autres émotions, parfois à un sentiment de vide ou d’isolement. Notre responsabilité est de rester à leurs côtés et de permettre aux professionnels qui les accompagnent depuis plusieurs années de poursuivre leur travail. »,souligne Valérie Lescrenier.

Les trois services poursuivront leur travail en coordination avec l’Administration générale des Maisons de justice et le Service d’accueil des victimes de la Maison de justice. La subvention couvre la période du 1er avril au 31 décembre 2026, afin de soutenir les actions déjà réalisées et d’assurer leur continuité durant la phase particulièrement sensible qui suit le procès.

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