Drame de Strépy Bracquegnies : un accompagnement réactivité pour les victimes

L'audience préliminaire du procès du drame de Strépy-Bracquegnies s'est tenue le 23 janvier dernier devant la cour d'assises du Hainaut, à  Mons.  Dans ce contexte, et à l’initiative de la Ministre de la Justice communautaire, Valérie Lescrenier, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de réactiver le plan d’accompagnement et de soutien psychosocial des victimes pour coordonner et renforcer leur accompagnement.

Un dispositif réactivé pour un procès hors norme

Le drame survenu le 20 mars 2022 à Strépy‑Bracquegnies a fait plusieurs décès et de nombreux blessés. La chambre des mises en accusation de Mons a depuis renvoyé le conducteur devant la cour d’assises pour homicide volontaire. Compte tenu du nombre élevé de personnes concernées - 216 victimes appelées à la cause - et de l’impact émotionnel attendu, la réactivation du plan de suivi psychosocial a été jugée nécessaire pour assurer une réponse coordonnée et adaptée aux victimes et leurs proches.

Cette réactivation s’inscrit dans le cadre du Code de la justice communautaire, qui permet d’activer un plan de suivi et d’accompagnement des victimes pour les urgences collectives et d’en organiser la coordination sur la durée du procès.  Une « urgence collective » est un événement de grande ampleur qui cause des dommages aux personnes et qui nécessite une enquête pénale. Dans ce cas, il s’agit d’un accident impliquant beaucoup de personnes.

Coordination renforcée et information claire pour les victimes

Concrètement, des séances d’information seront organisées avant l’ouverture des débats pour expliquer le déroulement du procès, rappeler les missions et coordonnées des services et présenter les dispositifs d’accompagnement disponibles. Une brochure dédiée aux victimes est en préparation.

Durant le procès, les assistants de justice seront présents en continu pour répondre aux besoins, orienter vers les services adéquats et relayer, si nécessaire, les demandes d’aide psychologique et/ou sociale. Les projets des services partenaires d’aide aux victimes pour ce procès seront soutenus en fonction des besoins identifiés.

Ressources adaptées et mission des Maisons de justice

Les Maisons de justice de la Fédération Wallonie‑Bruxelles ont pour mission d’informer, d’orienter et d’accompagner les victimes tout au long de la procédure (consultation du dossier, audiences, compréhension des droits), en lien avec les services d’aide sociale et psychologique. Elles assurent aussi la coordination en situation d’urgence collective via un plan de suivi dédié, afin d’éviter la revictimisation et de garantir une prise en charge accessible pour les victimes. 

Valérie Lescrenier, Ministre des Maisons de justice : « Concrètement, j’ai demandé la réactivation du plan d’accompagnement et de soutien psychosocial des victimes pour le procès en lien avec le drame de Strépy‑Bracquegnies afin de garantir la présence des assistants de justice tout au long des audiences et de soutenir les services d’aide dans l’organisation des séances d’information et des accompagnements individuels. Le soutien aux victimes est fondamental dans ce type de situation pour rendre la justice plus humaine, même dans de telles circonstances. »

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