En Province de Luxembourg, la Wallonie soutient plusieurs projets de restauration et d’entretien de biens classés, allant de châteaux et à des ensembles ruraux à Chiny, Tellin, Vaux-sur-Sûre, Bertrix et Bouillon. À l’initiative de la Ministre du Patrimoine, Valérie Lescrenier, ces interventions visent à préserver des lieux porteurs d’histoire et à en assurer la transmission dans le respect de leur identité et de leurs usages.
Valérie Lescrenier, Ministre du Patrimoine : « Préserver notre patrimoine, c’est préserver notre identité et renforcer l’attractivité de la Wallonie. Les restaurations engagées – de la Ferme du Monceau à Vaux -sur-Sûre, en passant par le château de Biourge à Bertrix, l’ancienne fonderie de cloches de Tellin, le château du Faing à Chiny ou encore le château-ferme de Dohan – illustrent notre volonté de soutenir la conservation des biens classés. Ces lieux sont des témoins de notre histoire et des atouts pour le tourisme et l’économie régionale. »
Chiny : la Wallonie soutient des travaux d’entretien au château du Faing
Les travaux de réfection des enduits et d’entretien au château du Faing, situé à Jamoigne qui abrite aujourd’hui la maison communale, sur le territoire de la commune de Chiny concernent un bien classé comme monument et site depuis 1997. Cet édifice occupe une place centrale dans l’histoire et le paysage de la vallée de la Semois.
Un château néogothique inscrit dans une longue histoire
Le château du Faing actuel, de style néogothique, est construit à partir de 1880 sur les vestiges d’anciens châteaux dont les origines remontent à l’époque carolingienne. Il s’agit du quatrième château édifié à cet emplacement, témoignant de la permanence stratégique et symbolique du site au fil des siècles.
Le classement protège non seulement les façades et toitures du bâtiment principal, mais aussi plusieurs pièces remarquables du rez-de-chaussée, des éléments anciens comme le portail daté de 1760, ainsi que le site paysager environnant, comprenant la cour du château, des allées arborées et les prairies bordant la Semois.
Un soutien régional pour préserver l’enveloppe du bâtiment
Les travaux concernent la réfection des enduits dégradés et des opérations d’entretien nécessaires à la bonne conservation de l’édifice. Le montant total des travaux s’élève à 500.444,62 € HTVA.
La Wallonie intervient à hauteur de 292.846,83 € TVAC, soit 50 % du montant subsidiable, via l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP). Cette intervention permet d’assurer la pérennité de l’enveloppe du bâtiment et de préserver la qualité architecturale de ce site classé.
Par ce soutien, la Wallonie accompagne la conservation d’un ensemble patrimonial majeur, étroitement lié à l’histoire locale et au paysage de la vallée de la Semois.
Tellin : la Wallonie soutient la restauration de la toiture de l’ancienne fonderie de cloches
La Wallonie, à l’initiative de la Ministre du Patrimoine Valérie Lescrenier, accorde une subvention pour la restauration de la charpente et de la toiture de l’ancienne fonderie de cloches de Tellin. Classé comme monument depuis 1994, ce site constitue un témoignage exceptionnel du patrimoine industriel et artisanal wallon.
Un site emblématique du patrimoine campanaire
Fondée en 1832 par Charles Causard, l’ancienne fonderie de cloches de Tellin s’impose rapidement comme un haut lieu de l’art campanaire en Belgique. Devenue, au XIXᵉ siècle, la plus grande fonderie de cloches du pays, elle a équipéplusieurs centaines de paroisses en Belgique et à l’étranger, jusqu’en Amérique et en Asie.
Le classement reconnaît la valeur historique et technique exceptionnelle du site, qui conserve des éléments rares et authentiques tels que le four à réverbère, les ponts roulants en bois et les installations liées à la technique traditionnelle de la cire perdue. Aujourd’hui préservée comme musée, la fonderie témoigne d’un savoir-faire artisanal transmis sur plusieurs générations.
Un soutien régional pour préserver l’enveloppe du bâtiment
Les travaux portent sur la restauration de la charpente et de la toiture, éléments essentiels à la conservation du bâtiment et des équipements qu’il abrite. Le montant total des travaux s’élève à 71.986,26 € HTVA, intégralement subsidiable. La Wallonie intervient à hauteur de 52.262,03 € TVAC, soit 60 % des postes subsidiables, incluant un complément lié à l’accessibilité au public, via l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP).
Vaux-sur-Sûre : la Wallonie soutient la restauration de la ferme du Monceau
La Wallonie, à l’initiative de la Ministre du Patrimoine Valérie Lescrenier, accorde une subvention pour la restauration de l’appentis de l’aile sinistrée de la ferme du Monceau, située à Juseret, sur le territoire de la commune de Vaux-sur-Sûre. Classée comme monument et site depuis 1989, cette ferme constitue un témoignage remarquable du patrimoine rural ardennais.
Un château-ferme emblématique du patrimoine rural
Nichée au cœur des Ardennes, la ferme du Monceau est un château-ferme du XVIIᵉ siècle, organisé en quadrilatère et conservant trois ailes en schiste beige, deux tours carrées et une cour pavée. Ancienne seigneurie foncière, elle témoigne de l’histoire agricole, sociale et architecturale de la région.
Le classement protège les façades et toitures de la ferme ainsi que l’ensemble des terrains environnants, reconnaissant à la fois la valeur esthétique du bâti et son inscription paysagère. Aujourd’hui, le site accueille une ferme d’animation à vocation pédagogique et inclusive, ouverte à tous les publics, faisant de ce patrimoine un lieu vivant et partagé.
Une intervention ciblée après un sinistre
Les travaux portent sur la restauration de l’appentis de l’aile sinistrée, comprenant la charpente et la toiture. Le montant total des travaux s’élève à 50.020,96 € HTVA. La Wallonie intervient à hauteur de 28.326,78 € TVAC, soit 60 % des postes subsidiables, incluant un complément lié à l’ouverture au public, via l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP).
La Ferme du Monceau propose aujourd’hui un large choix d’activités, pour découvrir les animaux, le patrimoine rural et la nature. Elle accueille des stages toute l’année et est, notamment, un lieu adapté à l’accueil et à l’animation des personnes à besoins spécifiques.
Bertrix : la Wallonie soutient la restauration des façades du château de Biourge
La restauration des façades du château de Biourge, situé à Bertrix concerne un bien classé comme monument et site depuis 1981. Ce château constitue un témoignage patrimonial majeur de l’histoire et de l’architecture de la région.
Un château chargé d’histoire au cœur de la vallée de la Semois
Édifié à partir du XVIIᵉ siècle et progressivement remanié jusqu’au XXᵉ siècle, le château de Biourge se distingue par une architecture mêlant tradition ardennaise et apports plus récents, tout en conservant une forte cohérence d’ensemble. Propriété de la famille de Gerlache, dont Étienne de Gerlache fut une figure marquante de l’histoire belge, le château est entouré d’un parc et de dépendances qui participent à sa valeur paysagère et mémorielle.
Le classement vise à préserver tant l’édifice que ses abords, en raison de son intérêt historique, architectural et esthétique, ainsi que de son inscription durable dans le paysage local.
Un soutien régional pour la restauration des façades
Le montant total des travaux s’élève à 134.117,07 € HTVA, intégralement subsidiable. La Wallonie intervient à hauteur de 71.082,05 € TVAC, soit 50 % des postes subsidiables, via l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP).
Bouillon : la Wallonie soutient la restauration du porche du château-ferme de Dohan
La restauration des façades du porche du château-ferme de Dohan, situé à Bouillon concerne un bien classé comme monument et site depuis 1985.
Un ensemble castral ancré dans l’histoire du territoire
Dominant la Semois depuis un éperon rocheux, le château-ferme de Dohan est érigé en 1619, dans un contexte marqué par les tensions politiques et religieuses du début du XVIIᵉ siècle. Le site est toutefois occupé depuis des temps immémoriaux, en raison de sa fonction de surveillance d’un gué stratégique sur la voie d’Yvois, permettant d’éviter Bouillon.
Construit principalement en schiste et en grès, le château-ferme présente une architecture typique de la période, avec une aile principale ornée d’un portail monumental aux armes de la famille Duchesne de Ruville-Thibault, ancienne propriétaire des lieux. Le classement protège tant les façades et toitures que certains éléments intérieurs remarquables, ainsi que l’intégration du site dans son environnement paysager.
Une intervention ciblée sur un élément emblématique
Les travaux portent sur la restauration des façades du porche du château, élément central de l’ensemble bâti. Il consiste en la restauration des façades et de la toiture. Le montant total des travaux s’élève à 100.237,95 € HTVA. La Wallonie intervient à hauteur de 47.948,34 € TVAC