Le Gouvernement de la Fédération Wallonie‑Bruxelles active le plan de suivi psychosocial pour garantir un accompagnement clair et humain aux victimes belges de l’incendie de Crans-Montana.
L’incendie survenu à Crans‑Montana le 1er janvier 2026 a profondément marqué les familles, les proches et l’ensemble de la population. Avec 41 décès, plus d’une centaine de blessés et des victimes belges directement concernées, la priorité du Gouvernement est d’assurer, sans délai, une prise en charge stable et coordonnée. Huit victimes belges directes et 7 ayants droit de nationalité belge sont à déplorer. Parmi ces victimes, une jeune fille est décédée.
À l’initiative de la Ministre des Maisons de Justice Valérie Lescrenier, le plan de suivi psychosocial des victimes est activé. Cette décision garantit un soutien adapté dans la durée, fondé sur un accompagnement humain, une information claire pour les victimes et leurs proches et des relais professionnels clairement identifiés.
Cette activation s’inscrit dans le cadre du Code de la justice communautaire, qui permet d’activer un plan de suivi et d’accompagnement des victimes pour les urgences collectives et d’en organiser la coordination sur la durée du procès. Une « urgence collective » est un événement de grande ampleur qui cause des dommages aux personnes et qui nécessite une enquête pénale. Dans ce cas, cet évènement, survenu à l’étranger et qui concerne des Belges, correspond à cette définition.
Garantir un suivi structuré dans un moment de grande vulnérabilité
Peu après leur retour en Belgique, les victimes ont été épaulées par les services d’assistance policière aux victimes. Le relais est désormais assuré dans le cadre de la phase post-aigüe par une Maison de justice pour l’accueil des victimes. Elle met à leur disposition une offre de service, les informe de l’évolution du dossier pénal ouvert par les autorités judiciaires suisses et du déroulement de la procédure judiciaire. Le service d’aide aux victimes La Touline est mobilisé pour une aide sociale et psychologique ainsi que le service bruxellois SLAJ‑V. L’ASBL Médiante fera également partie des offres de service afin d’intégrer et d’ouvrir des perspectives de justice restauratrice qui se concentre sur le lien social, la reconstruction de la victime et l'apaisement.
Une coordination au quotidien
Depuis le 5 janvier, deux coordinatrices assurent la fluidité des échanges entre les services belges, les hôpitaux, les autorités suisses et le SPF Santé publique. Leur rôle est d’éviter les ruptures d’information, de s’assurer que chaque victime reçoive le même niveau de soutien et d’anticiper les besoins émergents.
Dans ce cadre, les victimes ont exprimé le besoin:
- d’obtenir des informations claires sur la procédure pénale en Suisse ;
- d’être soutenues psychologiquement dans les semaines et mois à venir ;
- de rencontrer d’autres personnes touchées pour rompre l’isolement ;
- de garantir un traitement équivalent entre victimes belges et étrangères hospitalisées en Belgique.
La prise en charge des victimes belges de Crans-Montana nécessite une coordination entre de multiples acteurs impliqués. Ces collaborations et les actions mises en place sont nécessaires pour s’assurer que les victimes de l’incendie de Crans-Montana reçoivent une assistance adaptée à leurs besoins, respecter leurs droits en tant que victimes d’une infraction pénale et éviter une victimisation secondaire.
Valérie Lescrenier, Ministre des Maisons de Justice « Face à un événement aussi douloureux, les victimes ne doivent jamais être confrontées seules à la complexité des démarches ou à l’incertitude. Notre responsabilité est de leur garantir un soutien clair, continu et humain. L’activation du plan de suivi psychosocial permet de coordonner les acteurs, d’assurer une information cohérente et d’offrir un accompagnement dans la durée. C’est un engagement concret envers celles et ceux qui, aujourd’hui, tentent de se reconstruire, comme nous l’avons fait le mois dernier pour les victimes dans le cadre de l’audience préliminaire du procès du drame de Strépy-Bracquegnies. »