Rentrée aussi pour la médecine scolaire. La Ministre mobilise le secteur pour faire face à la pénurie de médecins !

Face à la pénurie de médecins scolaires qui touche l'ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre de l’Enfance, Valérie Lescrenier, a initié un vaste travail d'analyse et de concertation des acteurs de terrain, en collaboration avec l’ONE. Objectif: identifier les causes de cette situation et proposer des solutions concrètes à court, moyen et long terme pour garantir la continuité et la qualité de la promotion de la santé à l'école.  

Une pénurie qui fragilise le suivi de la santé des élèves 

La pénurie médicale qui affecte aujourd'hui l'ensemble du système de soins n'épargne pas les services de Promotion de la Santé à l'École (PSE). Cette situation fragilise à la fois la couverture des bilans de santé, la qualité du suivi des élèves et la prise en charge des situations nécessitant une attention particulière. Plusieurs indicateurs témoignent de cette réalité : diminution du nombre d'heures médicales disponibles, difficultés de recrutement et de fidélisation des médecins, absence de coordinateurs médicaux dans certains services ou encore reports de bilans de santé. 

Comprendre les causes pour mieux agir 

 Plusieurs facteurs expliquent aujourd'hui les difficultés de recrutement et de fidélisation des médecins scolaires : un statut peu attractif et une rémunération jugée insuffisante, des conditions d'exercice parfois complexes, une faible valorisation de la médecine préventive dans la formation initiale ainsi qu'un manque de visibilité et de reconnaissance du rôle essentiel joué par les médecins scolaires dans la santé des enfants et des jeunes. 

Des actions concrètes pour renforcer l'attractivité de la médecine scolaire 

Sur la base de ce diagnostic, plusieurs pistes d'action ont été définies.  

À court terme, il s’agit d’abord de maintenir la réalisation des bilans de santé, même lorsque certains services ne disposent pas d’un nombre suffisant de médecins et ceci afin de maintenir les objectifs de santé publique. Face aux situations d’urgence, il convient de réaliser des bilans de santé partiels et de renforcer la délégation de certains actes aux infirmières, à l’image de la vaccination, qu’elles peuvent aujourd’hui assurer en toute autonomie. Le recours à des équipes mobiles de médecins est également envisagé. Enfin, l’objectif est aussi de visibiliser plus le métier de médecin scolaire, souvent méconnu, afin de mieux faire reconnaître la qualité de son expertise et sa contribution essentielle à la santé publique.  

À moyen terme, des réflexions sont engagées pour alléger les conditions d'exercice en PSE, notamment en permettant aux médecins assistants en cours de spécialisation d'y exercer. L’ambition est également de revoir les modalités d’évaluation et d’accès au certificat en médecine préventive.  

Enfin, des mesures structurelles seront poursuivies à plus long terme, notamment en faveur d'une meilleure reconnaissance de la médecine scolaire, d'un renforcement de sa place dans la formation initiale des futurs médecins et d’une adaptation de l’organisation des bilans de santé. Ensemble, ces leviers doivent contribuer à consolider durablement un dispositif indispensable à la santé et au bien-être des élèves. 

Un engagement clair : maintenir les moyens du secteur

La Ministre tient à réaffirmer son engagement à préserver les moyens consacrés à la Promotion de la Santé à l'École. Aucune réduction de l'enveloppe allouée aux services PSE n'est envisagée et le forfait par élève sera maintenu afin de garantir la continuité des missions de prévention, d'accompagnement et de suivi de la santé des élèves.

« La médecine scolaire est un maillon essentiel de notre politique de prévention. Nous devons garantir à chaque élève un suivi de qualité, tout en agissant concrètement pour rendre le métier de médecin scolaire durablement attractif. Cela passe par des solutions opérationnelles, mais aussi par un engagement clair : dans un contexte déjà marqué par la pénurie, il n'est pas question de réduire les moyens des services PSE. Les solutions existent et nous devons les mettre en œuvre avec les acteurs de terrain », - Valérie Lescrenier, ministre de l'Enfance 

 

De la concertation à l'action 

Cette concertation marque le point de départ d'un travail de fond mené avec l'ensemble du secteur. Les pistes identifiées seront approfondies dans les prochains mois afin de déboucher sur un plan d'action opérationnel dès le début de l'année 2027. 

Pour la ministre de l’Enfance, l'enjeu est majeur : la promotion de la santé à l'école constitue l'un des piliers de la prévention et concerne près de 900.000 élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles. Garantir la pérennité de ce dispositif, c'est investir dans la santé et le bien-être des générations futures.  

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